Thursday, December 30, 2010

Crimen y genio literario. Los universos carcelarios de Villon, Sade, Verlaine y Genet


Florence Richter.
Ces Fabuleux Voyous : crimes et procès de Villon, Sade, Verlaine
Préface de François Ost
Éditions Hermann, Paris, 2010, 188 pp.
ISBN : 2705669558


[Prix Léopold Rosy de l’essai par l’Académie de Langue et de Littérature françaises , pour Ces Fabuleux Voyous : crimes et procès de Villon, Sade, Verlaine, Genet , en 2009]
Présentation :
Génies littéraires, artistes novateurs, hors-la-loi, scélérats? Qui sont François Villon, Donatien Alphonse François marquis de Sade, Paul Verlaine et Jean Genet? Qu’ont-ils en commun pour figurer dans cet essai où on les qualifie d’emblée de bandits? Pour essayer de rassembler ces qualificatifs contradictoires en une seule formule, disons qu’ils sont de fabuleux voyous. Voyous, sans conteste : ils eurent tous les quatre des activités délictueuses et leurs moeurs ont été jugés scandaleux par leurs contemporains. Ils sont aussi fabuleux, dans les deux sens qu’on peut prêter au terme: non seulement extraordinaires, étonnants, mais encore mythiques, dans la mesure où la légende s’est emparée d’eux. Mais quelle fut l’existence matérielle de ces fabuleux voyous, leur vie quotidienne, jusque dans leurs prisons? Et trouve-t-on chez ces quatre écrivains, malgré les époques différentes, des caractéristiques communes qui ont entraîné leur délinquance? Pourquoi ces hommes ont-ils commis des délits et des crimes? Comment la Justice les a-t-elle traités? Quels textes ont inspiré leurs actes, leurs jugements et leurs peines? C’est à toutes ces questions que le présent ouvrage apporte des réponses, parfois surprenantes.

Florence Richter (n. 1967) est criminologue et rédactrice en chef de la revue Lectures du ministère de la Culture belge, ainsi que chercheur associé aux Facultés universitaires Saint-Louis (FUSL) en Belgique

Prix Léopold Rosy 2009, de la Académie Royale de Langue et de littérature de Belgique, Réservé à l'auteur d'un essai en langue française
Jury :
Daniel Droixhe, Jacques Charles Lemaire, Raymond Trousson.
Extrait de l'argumentaire du jury:
Assez curieusement, la postérité a réservé quelques qualificatifs gracieux à des écrivains qui se sont fait connaître pour leurs crimes ou pour leurs délits : l'assassin présumé François Villon est tenu pour le plus grand auteur du Moyen Âge; le pornographe Donatien de Sade est dénommé le «divin marquis»; poursuivi pour coups et blessures contre son ami-amant Arthur Rimbaud, Paul Verlaine reçoit de son vivant le titre de «prince des poètes» et Jean Genet est présenté par Jean-Paul Sartre comme un «saint» et un «martyr». L'opinion publique littéraire ne se montre donc pas trop sévère pour ces littérateurs qui, nolens volens et à des degrés divers, se sont rangés au ban de la vie intellectuelle et sociale.
Les années d'enfermement, les douleurs de l'incarcération que leurs déviances ont valu à ces auteurs ont-elles exercé une influence marquante sur leurs écrits? Ont-elles affecté leur créativité? Ont-elles orienté leurs formes de pensée ou leurs modes d'expression? Telle est la question centrale que pose Florence Richter dans son beau livre. À n'en pas douter, la réponse est positive. Villon n'apparaîtrait pas comme le fondateur du lyrisme personnel dans la littérature française s'il n'avait pas exprimé des regrets pour ses fautes dans le Testament. Sade aurait vécu ses délires sexuels et ne les aurait sans doute pas transposés en matière littéraire s'il n'avait passé près de trente années de sa vie dans les geôles royales. Le beau recueil Sagesse de Verlaine est directement inspiré à son auteur par les douleurs vécues entre les murs gris des prisons de Bruxelles et de Mons. L'œuvre romanesque et poétique de Genet puise directement ses thèmes dans les souvenirs que l'adolescent a gardés des maisons de correction ou des maisons d'arrêt où s'est tristement déroulée sa jeunesse vagabonde.
Aussi, ces écrivains, qui ont pu être tenus pour «coupables» aux yeux de leurs contemporains ou des magistrats appelés à les juger, se révèlent-ils comme de merveilleux témoins de l'humanité authentique, avec ses forces, mais aussi avec ses faiblesses, avec ses tentations, ses résistances et ses fautes. Ces «coupables» nous en apprennent sans doute plus sur nous-mêmes que toutes les homélies édifiantes ou tous les livres de morale réunis. Ils témoignent de notre «part cachée»… À ce titre, ils méritent mieux, comme en témoigne Florence Richter, que la compassion ou l'apitoiement où certains commentateurs les ont quelquefois confinés.

CRITIQUE
La peine et l'écriture [mardi 13 avril 2010 - 21:50]
par Lore NAZAROWSKI
Résumé : Florence Richter s’interroge sur les relations qu’entretiennent les auteurs et leurs œuvres.

Un essai au travers de l’univers carcéral…Douée d’une expérience en tant qu’analyste criminelle, l’auteur de cet essai mène son enquête au milieu de “ces fabuleux voyous” et dresse un panorama de la justice de Villon à Genet. Des lettres de cachet à la grâce présidentielle, tout y est expliqué avec précision sans pour autant tomber dans un jargon judiciaire qui rendrait incompréhensible son essai. Plus qu’un intérêt littéraire pour Villon, Sade, Verlaine et Genet, elle s’attache à répondre à cette question : “Sous le manteau de légende, quelle est l’existence matérielle de ces fabuleux voyous, leur vie quotidienne, jusque dans leurs prisons?”, car pour Florence Richter c’est le délit et ses suites qui peuvent expliquer l’œuvre. Ainsi, elle essaie de comprendre les mécanismes de la création en procédant de manière un peu trop systématique puisqu’elle lit le parcours des auteurs à travers trois jalons : leur enfance, la délinquance et l’emprisonnement. Mais si l’intérêt d’un tel essai ne réside évidemment pas dans l’exhumation des figures ou des textes oubliés, son intérêt est vraiment du côté juridique puisque l’auteur propose de relire les œuvres à travers les différentes jurisprudences : c’est ce qui le distingue de la pléthore de littérature critique sur nos quatre auteurs.
Que seraient devenus ces écrivains sans la prison, sans les crimes, sans le meurtre ? Que seraient-ils devenus s’ils n’avaient pas été des voyous? La prison est-elle un moteur de la création ? Voilà où se situent les principales interrogations de l’auteur. Il faut donc suivre l’essai en comprenant bien qu’il n’a pas vraiment d’ambitions littéraires, qu’il a plus l’ambition de dresser une galerie de portraits sans toutefois s’atteler à l’analyse de ces derniers. Développant la thèse d’une “écriture de compensation”, où les écrivains seraient des artistes “maudits” par la société, par leur naissance, par leur famille, par leurs mœurs, l’auteur s’attaque à deux domaines qui semblent antagonistes : la justice et la littérature. Avec finesse, et parfois minutie, elle nous entraîne dans les méandres de l’univers carcéral et juridique qui jalonnent les œuvres des quatre grands écrivains. Ainsi elle se pose d’emblée une autre question: “Qui sont François Villon, Donatien Alphonse François marquis de Sade, Paul Verlaine et Jean Genet”1. Sont-ils uniquement des petits délinquants qui ont choqué la morale de leur temps, ou sont-ils plus ? Sont-ils devenus écrivains parce qu’ils étaient voyous? C’est précisément à ce moment qu’on regrette le manque d’analyse littéraire car nous aurions bien aimé obtenir des réponses à partir des textes et non à partir d’une psychanalyse posthume de certains auteurs.
Échappant à ce défaut, la célèbre Ballade des pendus que l’auteur analyse dans son premier chapitre, jouit d’une nouvelle compréhension à la lueur d’une analyse pertinente car la commentatrice a essayé de dégager les motifs principaux, les raisons de l’œuvre : Villon était pauvre – cela l’a entraîné dans l’univers des Coquillards2 ; il a tué – mais le meurtre n’était que de la légitime défense ; il a été incarcéré – cela a produit une œuvre, ainsi “sa poésie vit en nous depuis des siècles et ses accents déchirants continueront à vibrer dans les cœurs attentifs.”3. Probablement à cause de l’éloignement chronologique, ce chapitre demeure le plus abouti car il répond vraiment aux questions posées par Florence Richter: Villon est écrivain, certes, mais c’est aussi un “fabuleux voyou” dans la mesure où il commet des délits et qu’il les médite dans ses œuvres.
qui se construit comme voyage à travers les œuvres…
En poursuivant notre lecture, Donatien Alphonse François marquis de Sade se pose comme le personnage le plus dérangeant. Florence Richter se demande “Sade est-il un monstre?” et y répond par la négative. Pour ce faire, elle s’appuie sur les lettres du marquis à sa femme, sur les comptes de police, sur la psychanalyse et sur les biographies de Sade. Le “doux marquis” n’est pas un monstre pas plus qu’il n’est révolutionnaire. En effet, l’image créée par les Surréalistes est partiellement fausse: Sade méprise la cour, son “préjugé de caste est sans limite !”4, pourtant il sent que le temps fuit inexorablement vers ce qui deviendra la Révolution. Le “doux marquis” n’est pas un monstre pas plus qu’il n’est révolutionnaire. Reprenant les termes de Maurice Lever, elle affirme même qu’il pourrait être un bouc émissaire, car la justice l’accuse de crime qu’il n’a pas forcément commis. Menacé pas la guillotine, il se sort de l’affaire des prostituées de Marseille avec une simple admonestation. Certes, le marquis n’est pas un enfant de cœur, mais il n’est pas un criminel. Il est simplement un homme qui veut montrer le mal tel qu’il est, un peu comme le fera Genet. Finalement –et c’est là que réside tout l’intérêt de l’essai– on aurait abouti à une fascination dangereuse qui nous aurait fait oublier l’œuvre sadienne au profit de l’homme, parce que si l’on retient quelque chose du marquis c’est bien ses frasques et pas forcément ses écrits
Forcément le lien avec le doux Paul Verlaine est difficile. Lui, si délicat, si simple est bien loin des orgies sadiennes, pourtant il connaît aussi la prison, la solitude et la mort loin des siens. Là encore, elle convoque la psychanalyse tout en ajoutant une nuance “la psychanalyse ne banalise-t-elle pas l’analyse d’un être singulier ?”5. On connaît de Verlaine le fameux coup de feu qu’il tira sur Rimbaud, un soir d’ivresse où la personnalité verlainienne s’exacerbait grâce à la fée verte, mais on connaît moins bien les poèmes écrits pendant la condamnation : ainsi quelques-uns de ses poèmes, Berceuse, par exemple, reflètent l’âme du condamné, et l’enfermement converti notre poète. Apaisé, Paul Verlaine laisse échapper quelques-uns de ses fantasmes sur le papier, et c’est le condamné qui devient homme. F. Richter convoque les lettres à Rimbaud, les poèmes, les rapports de prison pour peindre un poète “entre rage et douceur”. À la fin de la lecture, l’image qu’on avait de Verlaine s’est quelque peu modifiée, on le sent plus doux, plus prompt à l’introspection. Il n’y a donc plus de mythe verlainien qui aurait été biaisé par une certaine approche de littérature qui doit justifier ses excès (et là on pense au coup de feu dicté par la boisson) mais nous avons tout simplement un véritable homme, vivant parmis les vivants.
Notre dernier personnage, quant à lui, est “comédien et martyr”: il est un saint raté, voué à l’échec dès sa plus tendre enfance, privé de l’amour après ses treize ans ; Jean Genet est de ceux pour qui la vie commence à l’Assistance publique. Inculpé pour vol d’un exemplaire de luxe des Fêtes galantes en 1943, il répondra à ceux qui l’interrogent qu’il ne connaît pas le prix de cet exemplaire mais qu’il en connaît la valeur. Sauvé par la communauté intellectuelle qui demande à Vincent Auriol un recours en grâce présidentielle, il échappe de peu à la condamnation à dix années de prison. Son œuvre est hétéroclite : poèmes, théâtre, roman, Jean Genet touche à tout et est admiré par de grandes figures telles que Jean Cocteau ou Jean-Paul Sartre. Tout comme les autres écrivains dont parle Florence Richter, la figure est devenue mythique, il s’est vu attribuer une sorte d’aura. Ce mythe aurait été principalement constitué par Sartre, puisque Genet devient Saint Genet, comédien et martyr et qu’il est un homme illustrant parfaitement le choix dans l’action. Contre cette hagiographie contemporaine, l’essayiste retient de Genet “cette œuvre étincelante, fragile et froide [qui] suscita une action décisive, elle a permis la survie d’un homme : Jean Genet, poète et voleur”6.
Ce que l’on retiendra de ces écrivains : ils sont tous issus d’une famille atypique, l’univers carcéral a influencé notablement les auteurs et même si le temps a pu créer des “voyous”, ils n’en sont pas moins de “fabuleux voyous”, étincelants, beaux et incandescents. La littérature n’a donc plus à se justifier, on l’a arraché “à l’enfer du solipsisme et de la damnation auxquels l’ont condamné de nombreux créateurs contemporains”7 car elle n’est qu’un moyen de faire vivre l’homme qui la détient ; et c’est précisément le cas pour nos quatre auteurs. Sans la littérature, ils n’auraient sans doute été que des voyous, or s’ils sont bandits, ils sont avant tout des génies.
Notes :
1 - Postface à l’édition
2 - Corporation de voleurs
3 - p. 43
4 - p. 65
5 - p. 96
6 - p. 171
7 - p. 176

Wednesday, December 29, 2010

La cultura escrita del Derecho. La escritura de los juristas


Laurence Giavarini (éd.)
L’Écriture des juristes. XVIe-XVIIIe siècle
Classiques Garnier Ed (Études et essais sur la Renaissance, n° 90)
Paris, 2010, 371 pp.
ISBN:978-2-8124-0194-7
EAN:9782812401947

Présentation éditeur
Ce livre s’intéresse au pouvoir propre de la «mise en écrit» dans la constitution du droit, ainsi qu’à la place des formes d’écriture diverses dans les pratiques sociales des juristes de l’époque moderne. Il fallait réunir les travaux d’historiens du droit, d’historiens de l’Ancien Régime, de philosophes, de littéraires pour envisager tous les aspects de la question de l’écriture des juristes – qui inclut, sans s’y réduire, le problème de l’écriture du droit.
This study examines the force of “putting into writing” the legal constitution, as well as the various forms of writing practised by jurists in the modern period.

Sommaire
Ouverture : Pierre Bodineau, directeur du centre Chevrier, université de Bourgogne
Introduction : «L'écriture des juristes, un modèle d'action de l'écriture?», par Laurence Giavarini
Ie partie. Écrire et produire le droit
1. Écrire la coutume
«Transcrire, rédiger, réformer les coutumes», par Jean Bart
«Écrire le droit. Les coutumes, la langue et le «bon usage », par Martine Grinberg
2. Lire, enseigner, écrire : la production de la doctrine
«Manière d'enseigner chez les bartolistes français des xve et xvie siècles : la fin d'une écriture?» par Patrick Arabeyre
«De la lecture à l'écriture : les notes de lecture d'Alberico Gentili et leur remploi dans la rédaction de son oeuvre doctrinale» par Alain Wiffels
«L'écriture de la doctrine (xviie-xviiie siècles)» par Dinah Ribard
3. Penser les modèles – le langage
«Ratio scripta et lex animata. Jean Gerson et la visite pastorale» par Paolo Napoli
«La plume et la loi», par Christian Biet
«Jérémy Bentham et la langue des juristes», par Gilles Trimaille
«Beccaria et l'écriture du droit moderne», par Philippe Audegean
IIe partie. Qu'est-ce qu'écrire en juriste ?
1. Usages de la fiction
«L'arrêt notable entre droit et littérature, les choix de Jean Papon», par Stephan Geonget
«La poésie chez les juristes humanistes», par Olivier Guerrier
2. Pratiques auctoriales
«La scansion dans les documents juridiques du xvie siècle, et ses effets sur les écrits d'un ancien magistrat de la même époque», par André Tournon
«Les Arrêts en robe rouge de Guillaume du Vair (1606)» par Alexandre Tarrête
«L'écriture du jurisconsulte Charles Loyseau (1564-1627). Un modèle d'action rhétorique au temps d'Henri IV ?» par Robert Descimon
3. Produire – décrire le monde social
«Les factums, une écriture sans modèle ? Avocats et actions d'écriture entre droit et discours social au xviie siècle» par Marion Lemaignan
«La place du droit dans Les Caractères de La Bruyère », par Fabrice Hoarau
Bibliographie
Index
1. Index nominum
2. Index rerum

Laurence Giavarini, maître de conférences à l'Université de Dijon

Fuente:
http://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=198&category_id=19&keyword=juristes&option=com_virtuemart&Itemid=1&vmcchk=1&Itemid=1

Monday, December 27, 2010

RESTITUCIÓN DE LA VERDAD. Leonardo Sciascia sobre Raymond Roussel


LEONARDO SCIASCIA
ACTAS RELATIVAS A LA MUERTE DE RAYMOND ROUSSEL
trad. de Julio Reija
Editorial GALLO NERO S.L.U. (Col. Piccola 2)
Madrid, 2010,112 pp.
ISBN: 978-84-937932-4-1

Los atestados de la Policía no son prueba; constituyen, en realidad, el objeto de la prueba.¿Cómo analizar documentos oficiales emanados de diligencias policiales, o los informes forenses? ¿Cómo analizar documentos de tales características? ¿Qué es lo que dicen, y lo que callan? ¿Cómo se contextualiza su información? ¿De qué forma se la interpreta y cuestiona?
Esta pequeña obrita, de empeño ejemplar, ilumina sobre modos y maneras. Me parece una lectura indispensable para la formación un jurista teórico y práctico. En todo recomendable.

J.C.G.







Leonardo Sciascia nació en Rocalmuto (Agrigento. Italia) 1921. A partir de 1949 se dedica a la enseñanza. Se interesa por la vida política y social de su tiempo, se acerca a las posturas de la Izquierda y del Partido Comunista. En 1956 se publica su primer libro Las parroquias de Regalpetra; sucesivamente dejará la enseñanza y se dedicará exclusivamente a la escritura. En 1961 aparece su obra maestra El día de la lechuza que expone al gran público el problema de la mafia. Ese mismo año se muda a Palermo y desde 1970 con la publicación de El contexto sus obras fueron objeto de encendidas críticas, tanto que su fama se hizo internacional. Muere en 1989 a la edad de 68 años. La obra de Leonardo Sciascia lleva a cabo un inquietante análisis de la antropología italiana, su escritura se hace ejercicio de una razón que intenta profundizar en el análisis de los acontecimientos. El compromiso narrativo y el compromiso civil llegan a intercambiarse los papeles. Como metáfora del mundo está su Sicilia, una trampa en la que a la razón le cuesta ejercer su función de verdad y de justicia.



Una versión no oficial


Por ENRIQUE VILA-MATAS, El País (Madrid), 23/11/2010

Hay libros en nuestras bibliotecas a los que intuimos ligados, por causas que se nos escapan, a nuestros raros momentos de buena fortuna. Es superstición, sin duda, y, además, resulta indemostrable que sean la fuente de nuestras breves alegrías a lo largo del tiempo, pero el hecho es que a esos libros los conservamos fieramente, por si acaso.
La investigación de Sciascia se dedica a abrir todo tipo de puertas y a inaugurar sospechas
Entre los contados ejemplares de mi biblioteca que relaciono con el misterio de tan feliz alquimia, está Atti relativi alla morte di Raymond Roussel, breve ensayo que Leonardo Sciascia publicó en 1979 en la editorial Sellerio de Palermo. El libro casi inauguró un género anfibio -la investigación narrada de corte ensayístico- que se fue expandiendo a finales del siglo pasado en las letras europeas: textos en los que se potenciaba más la tendencia al arte de narrar el misterio que el hosco y corriente discurso que quiere tener explicaciones para todo.
Ahora, tres décadas después, llega la traducción de Actas relativas a la muerte de Raymond Roussel (Gallo Nero editores; muy buena versión y epílogo del poeta Julio Reija). Tres décadas de tardanza parecen confirmar nuestro célebre retraso en todo, incluso en la feliz captación de la música de la fortuna que algunos sabemos que trae consigo ese libro. Pero bueno, el hecho es que Actas relativas ya está entre nosotros y, a pesar del tiempo transcurrido, mantiene entero el encanto de la genial inspección de las circunstancias que rodearon el suicidio de Raymond Roussel en la habitación 224 de su hotel de Palermo.
El libro surgió cuando por azar Leonardo Sciascia tuvo acceso -casi 40 años después de aquella muerte- a las actas oficiales del llamado caso Roussel y quedó sorprendido al ver que aquel suicidio en 1933 por sobredosis de barbitúricos (según el informe de la policía) se cerró con rapidez impresionante. Todas las actas llevaban la fecha del mismo día, lo que quería decir que los movimientos de la inspección policial no fueron más allá de una ociosa media jornada y que, para colmo, no hubo ni autopsia. ¿Por qué? La gobernanta que acompañaba a Roussel, por ejemplo, cayó en flagrantes contradicciones, pero eso no pareció inquietar a nadie. Otros hechos que rodearon el supuesto suicidio -tan mitificado, por cierto, por los admiradores del gran escritor francés- permiten pensar en otra versión de los hechos y replantearse si hubo tal muerte por mano propia. La investigación de Sciascia se dedica a abrir todo tipo de puertas y a inaugurar sospechas y a adentrarse en las brechas de la verdad oficial, creando un tipo de incertidumbre que demuestra cómo desde el género periodístico se puede uno enredar con libertad en el gran misterio del mundo y alcanzar cotas de alta literatura, bien alejadas de ese tipo de información que da tantas explicaciones a todo.
Releyendo el libro, he visto cómo se renovaba la alquimia feliz de sus páginas y cómo el tiempo transcurrido no impide que se mantenga a la perfección la belleza moral del estilo de Sciascia, capaz en tan pocas palabras de mostrarnos las abismales diferencias entre el discurso de la policía y nuestra asombrada verdad de lectores de otra realidad bien distinta y mucho más misteriosa, mucho menos corriente y oficial (menos de “informativos de televisión”, por decirlo de alguna forma) y más poseída por la ancestral tendencia del arte de narrar a dejar abiertas las interpretaciones y crear un cierto hermetismo eterno.
“Casi nada de cuanto nos sucede hoy beneficia a la narración; casi todo es informativo”, escribió Walter Benjamin en Pequeñas joyas. Y quizás la frase nos orienta acerca de las diferencias, también hoy en día, entre literatura y periodismo y sobre la grandeza del arte de narrar de Sciascia, que, al darle tanta sombra a lo documental, logra que el camino se vuelva emboscado para el lector, pero también elevado, y vaya originando versiones infinitas de la realidad, todas muy cerca de la literatura y de espaldas siempre a la gran ficción y patraña de la política.
El libro de Scias­cia es hiper­breve y sor­pren­dente, la muerte de Ray­mond Rous­sel, el escri­tor fran­cés, en Palermo, apa­ren­te­mente por sobre­do­sis de bar­bi­tú­ri­cos es el asunto de este ensayo, que reúne toda la infor­ma­ción posi­ble ante su per­ple­ji­dad, no puede haber sido un sui­ci­dio. En estas pági­nas no ave­ri­gua­mos gran cosa sobre la muerte, y muy poco sobre las cau­sas de ésta con­creta, sin embargo sus obser­va­cio­nes y los datos que expone dicen mucho acerca de los vivos. La per­ple­ji­dad no se resuelve. Pese a ser un hecho estre­me­ce­dor y real, el hecho de tener a dos escri­to­res en el texto (el falle­cido y el pro­pio Scias­cia) y la forma en que está escrita dota a la obra de una pro­fun­di­dad lite­ra­ria muy honda.

Sunday, December 26, 2010

TELEVISIÓN Y DERECHO: el efecto CSI


Grissom entorpece a los jueces
Series de temática forense como 'CSI' o 'Bones' afectan al desarrollo de los juicios


por SANTIAGO GIMENO – EL PAÍS, Madrid - 27/12/2010
http://www.elpais.com/articulo/Pantallas/Grissom/entorpece/jueces/elpepirtv/20101227elpepirtv_6/Tes

Los crímenes en las series televisivas se resuelven de un plumazo. La mayoría, en menos de 40 minutos. Una marca de carmín o una huella en un trozo de cristal, y listo: el asesino está perdido. El problema viene cuando Grissom y compañía, aparte de cazar a psicópatas, se entrometen en el trabajo de abogados, fiscales y jueces en la vida real. Si los profesionales del Derecho esperan pruebas más concluyentes que las que los forenses pueden obtener, la jerga criminológica lo denomina efecto CSI. Pero, ¿existe?
El semanario británico The Economist publicó en abril un reportaje(*) en el que citaba el trabajo de Evan Durnal, del departamento de Justicia de la Universidad Central de Misuri. Entre otras conclusiones, Durnal afirma que los fiscales cada vez pasan más tiempo explicando a los jurados por qué una prueba no es relevante. Según él, los jurados creen poseer conocimientos científicos por la televisión.
Miguel Orós, médico forense de la Audiencia Provincial de Barcelona, afirma que el efecto CSI se cuela en los juicios. Y también en España. "Los jurados son gente de la calle y ven estas series. Están influenciados. Pero muchas veces son peores los abogados. Piden una avalancha enorme de pruebas vengan a cuento o no, contagian a sus clientes y alargan el proceso".
Las unidades policiales especializadas nacieron en EE UU a raíz del fracaso judicial en el caso del ex jugador de fútbol americano O. J. Simpson. Así fue como surgieron las series sobre cuerpos como el CSI. Los guiones realistas del principio dieron paso a tramas dramatizadas y fantásticas. Así, el doctor Orós calcula que "alrededor del 40% de las técnicas científicas que aparecen en las series no son posibles en la actualidad".
Un policía científico de Barcelona que prefiere no revelar su nombre dice confiar en la profesionalidad de los jueces, aunque matiza que su formación no es científica. "Los abogados les pueden meter un gol. Están formados, pero hasta un cierto nivel. Eso sí; el juez, con buen criterio, siempre se deja asesorar".
Este CSI, habituado a participar en juicios, relata una anécdota relacionada con la petición de pruebas irrelevantes: "Una vez nos pidieron que reconstruyéramos la caída de una persona para un supuesto caso de homicidio. Había que conseguir un muñeco de 80 kilos y subirlo a un quinto piso. Estaba muy bien, pero carecía de efectividad. Nosotros no tenemos medios técnicos suficientes para esas pruebas. Recuerdo que contesté que en la SEAT tenían maniquíes de prueba de choque muy buenos".
Douglas J. Levy, de la publicación jurídica Michigan Lawyers Weekly, reconocía en un artículo de finales del año pasado -La televisión no es la culpable del efecto CSI- que acusar a las series de temática criminal era una visión demasiado simplista. "Los que ven series como CSI no exigen más pruebas que aquellos que no las siguen para determinar que alguien es culpable", resumía. Francisco Viñals, codirector del máster en Criminalística en la Universidad Autónoma de Barcelona, coincide con la visión de Levy: "Son muchos inputs. Las series, pero también Internet, la prensa, las novelas. Pedir una pericial caligráfica ha dejado de ser ciencia-ficción".
Virginia Galera y Carmen Figueroa dirigen el doctorado en Criminalística en la Universidad de Alcalá de Henares. Galera, antropóloga física y fanática de CSI Las Vegas y Mentes criminales, opina que el efecto CSI no perjudica. Más bien todo lo contrario. "Las instituciones y el Gobierno se interesan más por los proyectos de investigación y es mucho más fácil conseguir dinero para financiarlos".
Figueroa, profesora titular de Derecho Penal, duda de que afecte en España: "El peso del jurado es mucho menor al que tiene en EE UU. A un lego en Derecho le puede influir, pero no a un profesional. Además, la jurisprudencia le da un valor muy importante a las pruebas científicas de laboratorio. No hay intereses ocultos y su valor es objetivo en un 99,9%. No se discuten".
El boom de las series de forenses fue una bendición para Marta Saloña. Hasta ese momento, esta entomóloga de la Universidad del País Vasco sufría mucho para hacerse entender. "Colaboro con patólogos forenses en procesos judiciales y tenía que emitir informes muy detallados". Tras CSI, todo fue a mejor. "A los jueces les suena lo que les digo. Me entienden". Incluso la universidad le va a construir un espacio para la cría de insectos. Y se lo debe a Grissom.

(*) The “CSI effect”, en The Econonomist Apr 22nd 2010 (disponible en: http://www.economist.com/node/15949089)

Las seis vertientes del efecto CSI

Simon A. Cole y Rachel Dioso Villa, del diario especializado Stanford Law Review, distinguieron, en 2009(**), hasta seis variantes del efecto CSI, según quién sea el afectado.
- En jurados. Se creen expertos en ciencia por las series
y aumentan por ello el número de absoluciones.
- En fiscales. Si entienden que el jurado puede estar influenciado, pueden ocupar más tiempo cuestionando sus hábitos televisivos que estudiando el caso en cuestión.
- En abogados defensores. Lo opuesto al jurado. Confían demasiado en las pruebas y elevan los procesamientos.
- En productores televisivos. Han dotado al efecto CSI tradicional de un componente divulgador que, en ocasiones, implica una democratización indebida de la ciencia.
- En educadores. Lo ven positivo porque aumenta el número de alumnos que quieren hacer carreras científicas.
- En policías. Según los autores, es frecuente que los criminales vean estas series. Gracias a ellas, emplean lejía y guantes para no dejar huellas en la escena del crimen.

(**) Simon A. Cole & Rachel Dioso-Villa, "Investigating the 'CSI Effect' Effect: Media and Litigation Crisis in Criminal Law", Stanford Law Review, 61, 6 (2009), pp. 1335-1373 (Abstract en: http://www.stanfordlawreview.org/content/article/investigating-csi-effect-effect-media-and-litigation-crisis-criminal-law )
Vid. también Simon A. Cole & Rachel Dioso-Villa, "CSI and Its Effects: Media, Juries, and the Burden of Proof", New England Law Review, 41, 3 (Spring 2007), pp. 435-469 (Abstract en: http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1023258 )

Discriminación por prácticas sexuales y Derecho constitucional: Martha C. Nussbaum



Martha C. Nussbaum
From Disgust to Humanity
Sexual Orientation and Constitutional Law
Oxford University Press (Inalienable Rights series)
Oxford. New York, 2010, 217 pp,
ISBN13: 9780195305319
ISBN10: 0195305310


Nussbaum argues that disgust has long been among the fundamental motivations of those who are fighting for legal discrimination against lesbian and gay citizens. When confronted with same-sex acts and relationships, she writes, they experience "a deep aversion akin to that inspired by bodily wastes, slimy insects, and spoiled food--and then cite that very reaction to justify a range of legal restrictions, from sodomy laws to bans on same-sex marriage". Leon Kass, former head of President Bush's President's Council on Bioethics, even argues that this repugnance has an inherent "wisdom", steering us away from destructive choices. Nussbaum believes that the politics of disgust must be confronted directly, for it contradicts the basic principle of the equality of all citizens under the law. "It says that the mere fact that you happen to make me want to vomit is reason enough for me to treat you as a social pariah, denying you some of your most basic entitlements as a citizen". In its place she offers a "politics of humanity", based not merely on respect, but something akin to love, an uplifting imaginative engagement with others, an active effort to see the world from their perspectives, as fellow human beings. Combining rigorous analysis of the leading constitutional cases with philosophical reflection about underlying concepts of privacy, respect, discrimination, and liberty, Nussbaum discusses issues ranging from non-discrimination and same-sex marriage to "public sex". Recent landmark decisions suggest that the views of state and federal courts are shifting toward a humanity-centered vision, and Nussbaum's powerful arguments will undoubtedly advance that cause.

Martha Nussbaum is the Ernst Freund Distinguished Service Professor of Law and Ethics at the University of Chicago, appointed in Law, Philosophy, and Divinity.

Saturday, December 25, 2010

Literatura y Derecho. Aportaciones desde la Historia del Derecho


Faustino Martínez Martínez
Literatura y Derecho
Prólogo Beatriz Bernal
UNAM, México, 2010
xiv+ 568 pp.
ISBN: 9786070211447


Reflexiones entre el fenómeno jurídico y el arte que utiliza la palabra como instrumento la Literatura. Sobre los aspectos analizados, se destacan la crítica al sistema jurídico del Derecho común en el Cancionero (1426 o 1430) del español Juan Alfonso de Baena (1365-1435), la formulación literaria del humanista francés François Rabelais (1494-1553), la obra del dramaturgo español Félix Lope de Vega y Carpio (1562-1635), el lenguaje bíblico como lengua jurídica en el Derecho altomedieval hispánico, lectura jurídica del Cancionero da Juda (1280) y análisis de las obras de los juristas e historiadores alemanes Michael Stolleis y M.T. Fögen.

Del extracto del editor
“… en esta obra varios trabajos que muestran el efecto crítico de la literatura que tiene por temática principal el derecho, la forma de emplear el lenguaje no jurídico en contextos que sí lo son (sobre todo, la Biblia) o, al revés, el empleo del lenguaje jurídico en contextos que no lo son (el lenguaje feudal de los trovadores), etcétera, que muchas veces plasman una visión de la justicia y del derecho mucho más descarnada y real que la que los fríos textos normativos consiguen trasladarnos”

Indice
Prólogo

De letras y de letrados. A modo de introducción

La crítica al sistema jurídico del derecho común en el Cancionero de Juan Alfonso de Baena. Siglo XV
I. El mundo del derecho común
II. Derecho y literatura: estado de la cuestión e hipótesis de trabajo III. El Cancionero de Baena: una crítica profunda al derecho común
1. Algunos precedentes líricos
2. El Cancionero de Baena: los autores, las obras, la práctica

Derecho común y literatura: dos ejemplos de los siglos XVI y XVII
I. Prólogo: un soneto canónico y jurídico
II. El mundo del derecho común
III. Derecho y literatura: estado de la cuestión e hipótesis de trabajo
III. Rabelais: formulación literaria de un nuevo camino jurídico
IV. La obra de Lope de Vega o cómo el lenguaje todo lo cura
V. A modo de conclusión

Et cum juda tradit re domini: lenguaje bíblico como lenguaje jurídico en el derecho altomedieval hispánico

Sátira contra la predilección del derecho romano: una crítica decimonónica a un orden jurídico todavía no fenecido

La regla área en el mundo medieval: orígenes, formulaciones, pervivencias

De amor y de feudos: lectura jurídica del Cancionero da Juda

De metáforas y de derechos (A propósito de M. Stolleis. Das Augen Des Gesetzes. Geschichte Einer Metapher)

Porque una imagen vale más que mil palabras (A propósito de M. T. Fögen, Storie Diritto Romano. Origine ed Evoluzione di un Sistema Sociale)


Faustino Martínez Martínez es Prof. Titular de Historia del Derecho, Departamento de Historia del Derecho y de las Instituciones de la Facultad de Derecho en la Universidad Complutense de Madrid.

Thursday, December 23, 2010

Imaginería de la Justicia


Bruno Amaro Lacerda, Mônica Sette Lopes (Org.).
Images da Justiça
Editora LTR, São Paulo, 2010, 256 pp.
ISBN-10: 8536115459

A justiça é uma noção que, desde a Antiguidade, desafia filósofos e juristas, constantemente chamados a defini-la. Mas, como valor essencial da convivência, a justiça também pode ser conhecida por meios simbólicos. Levando isso em consideração, este livro procura mostrar como a arte, em suas diversas manifestações (literatura, pintura, escultura etc.), enxerga a justiça, e por quais lentes sociais ela é vista. Por ser mais intuitiva que conceitual, a arte é capaz de exprimir com precisão alguns dos problemas e das contradições vivenciados por aqueles que, socialmente, têm por missão realizar a justiça.

Mônica Sette Lopes, juíza titular da 12ª Vara do Trabalho de Belo Horizonte e professora da Faculdade de Direito da Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG)
Bruno Amaro Lacerda, Acadêmico de Direito pela PUC/MG, mestrando em Filosofia do Direito pela Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG)

Wednesday, December 22, 2010

Shakespeare para citar en juicio


Margaret Graham Tebo,
Shakespeare for lawyers: a practical guide to quoting the bard
American Bar Association, Chicago, 2010, xi+155 pp.
ISBN: 9781604428360


Shakespeare for Lawyers: A Practical Guide to Quoting the Bard reveals the practice of law is more than a job to those who do it. Once you learn that peculiar blend of Latin "spin" and double-speak known as legalese, you never look at anything quite the same again. Just ask anyone who is not a lawyer for confirmation that lawyers are indeed a different species of neighbors, friends, parents and coworkers
According to author Meg Tebo, the camaraderie of having survived law school and the bar exam imbues the profession with a sort of "Hotel California" quality: You can check out anytime you like, but you can never leave. Or in other words, once a lawyer, always a lawyer. "Shakespeare for Lawyers" commiserates with and celebrates that fact.

Description
Shakespeare for Lawyers contains more than 100 funny, sharp, witty, sad, and instructional quotes pulled from Shakespeare's plays and sonnets by a lawyer, for lawyers, and includes instructions on how they might be used in a courtroom, mediation, or elsewhere. And of course, the book features an extra section exploring what the Bard had to say about the law and those who practice it.

Sunday, December 19, 2010

Arte (Literatura, Música, Plástica y Gráfica, Fotografía, Cine ...) y Derechos Humanos


Rosario de Vicente Martínez
Las artes contra la pena de muerte
Tirant lo Blanch/REPECAP,
Valencia, 2010, 367 pp.
ISBN: 9788498769524


La pena de muerte es el espectáculo más trágico que ha inventado el hombre, quien ha demostrado una tremenda ingeniosidad para diseñar los métodos más feroces y perversos para arrebatar la vida a otras personas. Frente a este castigo tan inhumano y tan innecesario han alzado sus voces las distintas expresiones artísticas que desde siempre han recurrido a la pena capital convirtiéndola en el argumento principal de obras literarias, de partituras musicales, de escenificaciones teatrales, de guiones cinematográficos, etc., al no poder sustraerse al influjo histórico-social que la misma ha ejercido a lo largo de la historia.


PRÓLOGO

I. INTRODUCCIÓN

II. LA PENA DE MUERTE EN LA LITERATURA

1. Lope de Vega: Fuenteovejuna (1610) / Calderón de la Barca: El Alcalde de Zalamea (aprox. 1636)
2. Miguel de Cervantes Saavedra: Don Quijote de la Mancha (1605-1615)
3. Cesare de Beccaria: De los delitos y de las penas (1764)
4. Voltaire: Comentario sobre el libro «De los delitos y de las penas» por un abogado de provincias (1766)
5. Víctor Hugo: El último día de un condenado a muerte (1829) y Escritos sobre la pena de muerte
6. Stendhal: Rojo y negro (1830)
7. Fédor M. Dostoievski: Crimen y Castigo (1866) y El idiota (1869)
8. Concepción Arenal: El reo, el pueblo y el verdugo, o la ejecución pública de la pena de muerte (1867)
9. Bernal y Lozano: Estudios sociales y legislativos sobre la abolición de la pena de muerte (1855)
10. Benito Pérez Galdós: El terror de 1824 (1877)
11. Mariano José de Larra: Un reo de muerte (1835) y Los barateros o el desafío y la pena de muerte (1836)
12. Los autores del siglo XX
12.1. Franz Kafka: En la colonia penitenciaria (1914) y El proceso (1925)
12.2. Albert Camus: Ni víctimas ni verdugos (1946) y El extranjero (1942)
12.3. Albert Camus y Arthur Koestler: La pena de muerte
12.4. Eugenio Noel: Las siete cucas: (una mancebía en Castilla) (1927)
12.5. Camilo José Cela: La familia de Pascual Duarte (1942)
12.6. Jorge Luís Borges: El milagro secreto (1944)
12.7. Georges Simenon: Pena de muerte (1946)
12.8. Dario Fo: Muerte accidental de un anarquista (1970)
12.9. Norman Mailer: La canción del verdugo (1979)
12.10. Miguel Torga: Pena de muerte (2000)
12.11. Joan de Déu Doménech: L'espectacle de la pena de mort (2007)
12.12. Truman Capote: A sangre fría (1966)

III. POESÍA Y PENA DE MUERTE

1. Antonio Machado: Un criminal
2. Nicolás Guillén: Fusilamiento
3. José de Espronceda: El reo de muerte y El verdugo
4. Ramón Mª Del Valle-Inclán: Garrote vil
5. Gabriel Celaya: Mi chico no era malo
6. Rafael Alberti: El terror y el confidente
7. Konstantino Kavafis: 27 de junio de 1906, 2 p.m.
8. Arthur Rimbaud: Bal des pendus (Baile de los ahorcados)
9. María Elena Walsh: La pena de muerte
10. Alden Nowlan: La ejecución
11. Koldo Izagirre: Ornoduna
12. Anónimo: Corrido del tiro de gracia (ante el fusilamiento del Emperador Maximiliano)

IV. CANCIONES CONTRA LA PENA DE MUERTE

1. Luís Eduardo Aute: Al Alba
2. Lluis Llach: I si canto trist
3. Patxi Andión: El de la tres
4. Raimon: Diguem no
5. Javier Krahe, Joaquín Sabina y Alberto Pérez: La hoguera
6. Bebe: Canción contra la pena de muerte dedicada a George Busch
7. Dr. Dre: Stranded on Death Row
8. Steve Earle: Over Yonder (Jonathan's Song)
9. Nick Cave: The Mercy Seat
10. Billie Holiday: Strange Fruit
11. Ani DiFranco: Not a Pretty Girl
12. Joan Baez: Here's to you

V. LA PENA DE MUERTE EN LA ÓPERA

1. Vincenzo Bellini: Norma
2. Giuseppe Verdi: Il Trovatore
3. Gaetano Donizetti: Anna Bolena, Roberto Devereux y Maria Stuarda
4. Benjamin Britten: Gloriana
5. Umberto Giordano: Andrea Chénier
6. Francis Poulenc: Dialogues des Carmélites
7. Jacques Fromental Halévy: La Juive
8. Giácommo Puccini: Tosca
9. Ludwig van Beethoven: Fidelio
10. David Alagna: Le Dernier Jour d'un Condamné
11. Osvaldo Golijov: Ainadamar

VI. LA ESCENIFICACIÓN CONTRA LA PENA DE MUERTE

1. Federico García Lorca: Romance popular en tres estampas
2. Sara Baras y su Ballet Flamenco: Mariana Pineda
3. El Grupo Teatro Libre: El horroroso crimen de Peñaranda del Campo
4. Teatro de la Danza: El verdugo
5. Compañía de Teatro Lope de Vega: Luces de Bohemia
6. Els Joglars: La torna
7. Els Joglars: La torna de la torna
8. Compañía de Teatro Delirio: Trece Rosas
9. Compañía Yllana: 666
10. José Solé: 12 hombres en pugna

VII. LA MUERTE PINTADA

1. Jaime Huguet: El retablo de los Santos Abdón y Senén (aprox. 1460)
2. Pierre Antoine Demachy: Una ejecución capital en la plaza de la Revolución (aprox. 1793)
3. Théodore Géricault: La horca (1820)
4. Francisco de Goya: Los desastres de la guerra (1810-1820) y Los fusilamientos del 3 de mayo (1814)
5. Édouard Manet: Fusilamiento del emperador Maximiliano (1860)
6. Antonio Gisbert Pérez: El fusilamiento de Torrijos y sus compañeros en la playa de Málaga (1888)
7. Ramón Casas: Garrote vil (1894)
8. Pablo Picasso: Masacre en Corea (1951)
9. Salvador Dalí: Cristo crucificado (1954)
10. Andy Warhol: Silla eléctrica (1971)
11. Joan Miró: La esperanza del condenado a muerte I, La esperanza del condenado a muerte II y La esperanza del condenado a muerte III (1974)
12. Antoni Tàpies: Pro abolición pena de muerte (1975)
13. Markus Lüpertz: Exécution (1992)

VIII. LA PENA DE MUERTE DESDE EL OBJETIVO DE UNA CÁMARA FOTOGRÁFICA

1. Las fotos de Lucinda Devlin
2. Otras fotos sobre la pena de muerte

IX. GRABADOS, DISEÑO Y MAIL ART CONTRA LA PENA DE MUERTE

1. Grabados de Erramun Landa
2. Grabados de Robert Priseman
3. Diseño de This is Real Art
4. Mail Art contra la pena de muerte

X. LA PENA DE MUERTE EN EL CINE

1. Los orígenes de la pena de muerte en el cine: Intolerancia (Intolerante. Love's Struggie through the Ages). Estados Unidos, 1916. David W. Griffith
2. El linchamiento como núcleo argumental: el linchamiento y la justicia organizada no estatal
2.1. M, El vampiro de Düsseldorf (M-Eine Stadt sucht einen Mörder). Alemania, 1931. Fritz Lang
2.2. Furia (Fury). Estados Unidos, 1936. Fritz Lang
2.3. Incidente en Ox-Bow (The Ox-Bow Incident). Estados Unidos, 1943. William A. Wellman
3. La pena de muerte extrajudicial: la pena de muerte que se ejecuta en calles y prisiones
3.1. Desaparecido (Missing). Estados Unidos, 1982. Constantin Costa- Gavras
3.2. Garaje Olimpo (Garage Olimpo). Argentina, 1999. Marco Bechis
3.3. Agenda oculta (Hidden Agenda). Reino Unido, 1990. Ken Loach
3.4. El viento que agita la cebada (The Wind that Shakes the Barley). Reino Unido, 2006. Ken Loach
3.5. La noche de los lápices. Argentina, 1986. Héctor Olivera
3.6. La historia oficial. Argentina, 1985. Luis Puenzo
3.7. Estado de sitio (Etat de siege). Francia, 1973. Constantin Costa-Gavras
4. Métodos de ejecución
4.1. La crucifixión
A. La Pasión de Cristo (The Passion of The Christ). Estados Unidos, 2004. Mel Gibson
B. La séptima cruz (The Seventh Cross). Estados Unidos, 1944. Fred Zinnemann
C. Los amantes crucificados (Chikamatsu monogatari). Japón, 1954. Kenji Mizoguchi
4.2. La hoguera
A. La pasión de Juana de Arco (La passion de Jeanne d'Arc). Francia, 1928. Carl Theodor Dreyer
B. Dies Irae (Vredens Dog). Dinamarca, 1943. Carl Theodor Dreyer
4.3. La horca
A. El western
B. No matarás (Krótki film o zabijaniu). Polonia, 1988. Krzysztof Kieslowski
C. Impulso criminal (Compulsion). Estados Unidos, 1959. Richard Fleischer
D. A sangre fría (In Cold Blood). Estados Unidos, 1967. Richard Brooks
E. Primera plana (The Front Page). Estados Unidos, 1974. Billy Wilder
F. Eichmann. Hungría-Reino Unido, 2007. Robert Young
G. Bailar en la oscuridad (Dancer in the Dark). Dinamarca-Suecia-Francia, 2000. Lars von Trier
H. Ocho sentencias de muerte (Kind Hearts and Coronets). Gran Bretaña, 1949. Robert Harper
4.4. La guillotina
A. Un asunto de mujeres (Une affaire de femmes). Francia, 1988. Claude Chabrol
B. Monsieur Verdoux. Estados Unidos, 1947. Charles Chaplin
C. La viuda de Saint-Pierre (La veuve de Saint-Pierre). Francia-Canadá, 2000. Patrice Leconte
D. El juez y el asesino (Le juge et l'assassin). Francia, 1975. Bertand Tavernier
E. No matarás (Nous sommes tous des assassins). Francia-Italia, 1952. André Cayatte
F. Le pull-over rouge. Francia, 1979. Michel Drach
G. Dos hombres en la ciudad (Deux hommes dans la ville). Francia, 1973. Jose Giovanni
4.5. El fusilamiento
A. La noche más larga. España, 1991. José Luis García Sánchez
B. La canción del verdugo (The Executioner's Song). Estados Unidos, 1982. Lawrence Schiller
C. El chacal de Nahueltoro. Chile, 1969. Miguel Littin
D. Las 13 rosas. España, 2007. Emilio Martínez-Lázaro
E. Senderos de gloria (Paths of Glory). Estados Unidos, 1957. Stanley Kubrick
F. Rey y patria (King and Country). Gran Bretaña, 1964. Joseph Losey
4.6. El garrote
A. Pascual Duarte. España, 1975. Ricardo Franco
B. Proceso a Mariana Pineda. España, 1984. Rafael Moreno Alba
C. El crimen de la calle Fuencarral. España, 1985. Angelino Fons
D. Salvador (Puig Antich). España, 2006. Manuel Huerga
4.7. La silla eléctrica
A. Malas tierras (Badlands). Estados Unidos, 1973. Terrence Malick
B. Sacco y Vanzetti (Sacco e Vazentti). Italia, 1971. Giuliano Montaldo
C. La milla verde (The Green Mile). Estados Unidos, 1999. Frank Darabont
D. Veinte mil años en Sing Sing (20,000 Years in Sing Sing). Estados Unidos, 1932. Michael Curtiz
E. Más allá de la duda (Beyond a Reasonable Doubt) Estados Unidos, 1956. Fritz Lang
F. Ángeles con caras sucias (Angels with Dirty Faces). Estados Unidos, 1938. Michael Curtiz
G. Llamad a cualquier puerta (Knock on Any Door). Estados Unidos, 1948. Nicholas Ray
H. Un lugar en el sol (A Place in the Sun). Estados Unidos, 1951. Georges Stevens
4.8. La cámara de gas
A. Quiero vivir (I want to Live). Estados Unidos, 1958. Robert Wise
B. Cámara sellada (The Chamber). Estados Unidos, 1996. James Foley
C. Ejecuciones en masa
a. La lista de Schindler (Schindler's List). Estados Unidos, 1993. Steven Spielberg
b. El niño con el pijama de rayas (The Boy in the Striped Pajamas). Reino Unido, 2008. Mark Herman
c. La vida es bella (La vita è bella). Italia, 1997, Roberto Benigni
d. El pianista (The Pianist). Reino Unido, 2002. Roman Polanski
4.9. La inyección letal
A. La espalda del mundo. España, 2000. Javier Corcuera
B. Pena de muerte (Dead Man Walking). Estados Unidos, 1995. Tim Robbins
C. Condenada (Last dance). Estados Unidos, 1996. Bruce Beresford
D. La vida de David Gale (The life of David Gale). Estados Unidos, 2003. Alan Parker
E. Monster. Estados Unidos, 2003. Patty Jenkins
F. Ejecución inminente (True Crime). Estados Unidos, 1999. Clint Eastwood
5. Los ejecutores de la pena de muerte: los verdugos
5.1. El verdugo. España-Italia, 1963. Luís García Berlanga
5.2. Queridísimos verdugos. España. 1977. Basilio Marín Patiño
5.3. Pierrepoint, el verdugo (The Last Hangman). Reino Unido, 2005. Adrian Shergold
5.4. Monster's Ball. Estados Unidos, 2001. Marc Foster

XI. EL CINE COMO RECURSO DIDÁCTICO PARA TRABAJAR EN LAS AULAS LA PENA DE MUERTE

BIBLIOGRAFÍA

ÍNDICE FILMOGRÁFICO

Rosario de Vicente Martínez, Profesora Titular de Derecho Penal en la Universidad de Castilla-La Mancha
International Academic Network For the abolition of Capital Punishment (Repecap. Red Académica Internacional Por La Abolición De La Pena Capital), constituida en diciembre de 2009

Saturday, December 18, 2010

Murió Luis Alberto WARAT


Lo he sabido –sin quererlo saber- esta tarde. Sucedió el día 16. Lo velaron en Palermo, Ciudad de Buenos Aires, familiares y amigos, en la casa de Malabia 1662. Hasta allí ha volado mi condolencia, sabiendo –sin quererlo saber– que ahora estará vacía.


Luis Alberto Warat, julio 2010

Luis Alberto Warat era Dr. en Derecho por la Universidad de Buenos Aires. Tambien por la Universidad de Granada, en España.
Fue profesor titular –catedrático– de Filosofía del Derecho, Introducción al Derecho, Lógica y Metodología de las Ciencias en la Universidad de Morón y la bonaerense Universidad de Belgrano; y de Lógica y Metodología de las Ciencias en la Faculdad de Arquitetura e Ingenierías igualmente de la Universidad de Morón. En los últimos años impartió la docencia como Professor do Mestrado y Doutorado en Direito de la Universidade de Brasília (UNB). En esa tarea lo había sido antes de Pós Graduação en Direito de la Universidade Federal de Santa Catarina UFSC. Allí formó a amigos –y discípulos- como el Profesor Dr. Lênio Luis Streck, y también al Dr. Alexandre Morais da Rosa, y otros muchos.
Tuvo Warat en Brasil fecunda presencia. Como professor titular de la Universidade Federal de Santa Maria (RS); coordenador y professor de Direito de la UNISUL-Tubarão (SC); professor del Mestrado y del Doutorado en Direito en la UNISINOS; professor titular de Metodologia e Arbitragem de la Faculdade de Direito do Centro de Mediação de la Universidade Tuiuti del Paraná.
En Florianópolis, el pasado mes de junio, conocí más y mejor de su pensamiento a través de Luis Carlos Cancellier de Olivo, quien como Jefe del Departamento do Curso de Direito (UFSC) y Presidente de la Fundação José Arthur Boiteux tuvo la amabilidad de obsequiarme los cuatro vols. que integran su obra [Territorios desconhecidos ISBN: 85-87995-40-5 (583 pp.); Epistemologia e esino do Direito ISBN: 85-87995-41-3 (493 pp.); Surfando na pororoca 85-87995-44-8 (423 pp.); A digna voz da majestade: ISBN: 978-85-7840-006-4 (314 pp)].

En sus textos descubrí a un hombre excepcional y a un maestro de la Filosofía del Derecho.
Su fe era la convicción de que a través del Arte y el Derecho Crítico aún podíamos reconquistar y liberar la sensibilidad humana.

Mi sincero respeto y agradecimiento.

Friday, December 17, 2010

Derecho, Literatura y Cine. La pedagogía crítica (IX)


Claude D. Conter (Hrsg.)
Justitiabilität und Rechtmäßigkeit.Verrechtlichungsprozesse von Literatur und Film in der ModerneRodopi (Series: Amsterdamer Beiträge zur neueren Germanistik 73)
Amsterdam/New York, NY, 2010, 286 pp.
ISBN: 978-90-420-2837-1


Das Recht ist eine wesentliche Entstehungsbedingung moderner Literatur. Unter diesem Gesichtspunkt ist Literatur als justitiabel, als Gegenstand der Gerichte und des Rechts zu begreifen. Die Literaturgeschichte ist demnach auch entlang von Verrechtlichungsprozessen zu beschreiben: Die Zensur, das Urheberrecht und das Persönlichkeitsrecht sind dabei nur drei Beispiele aus einer Vielzahl rechtlicher Bestimmungen, die prägenden und nachhaltigen Einfluss auf die Entstehung und Wirkung von Literatur haben.
Im vorliegenden Sammelband gehen Literatur- und Filmwissenschaftler ebenso wie Juristen diesem komplexen Verhältnis nach: In 15 Fallanalysen zur deutschsprachigen Literatur von der Aufklärung bis zur Gegenwart sowie zum Film und zum Comic stellen sie besonders markante und aufschlussreiche Beispiele für das wechselseitige Bedingungsverhältnis von Literatur und Recht dar. Dabei wird vielfältig erkennbar, dass und wie Literatur in das juristische Gebiet hineinwirkt und dass der juristische Rahmen unabdingbar zum Verständnis literarischer Texte und literatursoziologischer Prozesse ist.


Inhaltsverzeichnis

Claude D. Conter: Justitiabilität und Rechtmäßigkeit. Verrechtlichungsprozesse von Literatur und Film

Persönlichkeitsrecht und Kunstfreiheit – Justitiabilität von Literatur zwischen Recht und ÄsthetikAnja Schiemann: Persönlichkeitsrechtsverletzung contra Kunstfreiheit –Die Mephisto-Entscheidung und ihre Auswirkung auf die neuere Rechtsprechung
Nina Birkner, York-Gothart Mix: Machtkämpfe in der “Gesellschaftshölle”?
Thomas Bernhards Holzfällen, Walter Gronds Der Soldat und das Schöne, die österreichische Kulturszene, die Kunstfreiheit und das Persönlichkeitsrecht
Eva Inés Obergfell: Der Fall Esra – Eine Neujustierung des Verhältnisses von Persönlichkeitsrecht und literarischer Kunstfreiheit?

Urheberrecht, Copyright, Kreativität – Literatur zwischen Gerechtigkeit und RechtsverletzungRobert Gillett: Späte Entlarvung oder üble Nachrede? Überlegungen zu einem noch nicht verjährten Plagiatsvorwurf, Hubert Fichte und Heimito von Doderer betreffend
Astrid Köhler: Plagiat oder Intertextualität? Zur literarischen Beziehung zwischen Klaus Schlesinger und Peter Schneider
Stephan Packard: Copyright und Superhelden. Über die Prägung populärer Mythologie durch textuelle Kontrolle
Zensur, Politik, Ruhm – Literatur im Widerstreit und streitbare Literatur
Bodo Plachta: Lücken – Striche – Einschwärzungen
Johannes Birgfeld: Unfreiwillige Politisierung der Literatur oder Rechtsverstoß als Erfolgsstrategie. Rabener und Gellert als Opfer eines sächsisch-patriotischen Verlegers
Michael Ansel: Kunstfreiheit versus Recht? Die Auseinandersetzung um Johannes R. Becher in der Weimarer Republik (1925–1928)

Tabu, Poetizität, Reflexion – Literatur an den Grenzen ihrer RechtmäßigkeitBettina von Jagow: Reiz und Verhängnis. Überlegungen zur kulturanthropologischen Fundierung des Verhältnisses von Literatur und Recht
Anja Gerigk: Verhandlung und Reflexion. Tabu(rück)bildung zwischen Literatur und Kultur am Beispiel von Elfriede Jelineks Die Kinder der Toten
Gertrud Maria Rösch: Wem gehört eine Geschichte? Über die Möglichkeiten und Grenzen der Fiktionalisierung von Realität

Jugendschutz, Kontrolle, Kommerz – Der Film im Verrechtlichungsprozess
Jörg von Brincken: “Fall-Beispiel” Nekromantik 2 oder: Film als Straftat? Zum brisanten Verhältnis von Film – Kunst – Gesetz
Oliver Jahraus: Just Jaeckins Film Die Geschichte der O (1975). Werkgerechte Interpretation, Kunststatus und jugendgefährdendes Potenzial
Martin Rehfeldt: Von der Analyse zur Propaganda. Semantische Konsequenzen von Jugendschutzschnitten in Antoine Fuquas King Arthur
Autoren des Bandes

Claude D. Conter. Centre national de littérature / Lëtzebuerger Literaturarchiv

Wednesday, December 15, 2010

Teoría de la Traducción. Nuevos horizontes


Robert Kahn- Catriona Seth (dir.)
La retraduction
Publications des Universités de Rouen et du Havre,
Rouen, Havre, 2010, 321 pp.
ISBN 978-2-87775-490-3

Textes réunis à l'occasion du colloque organisé à l'université de Rouen sous l'égide du Cérédi, du 13 au 15 décembre 2006.

Présentation de l'éditeur

La retraduction est un moment second et essentiel dans l'histoire de la réception d'une oeuvre. Elle diffère de la traduction 'première' par son statut paradoxal: le simple fait de son existence atteste à la fois de l'échec de la traduction en tant qu'activité transférentielle et de l'espoir que cette pratique 'post-babélienne' continue de susciter. Echec: ce qui est "visé par l'original" (Walter Benjamin) reste inaltérable, traverse toutes les époques. Ainsi le langage shakespearien est-il d'une éternelle jeunesse. Ses traductions, elles, deviennent nécessairement "obsolètes", comme on pourrait le dire d'une technique ou d'une machine. On a estimé la 'durée de vie' d'une traduction d'une grande oeuvre à une trentaine d'années, une génération. Pourtant chaque nouvelle traduction, même et surtout de textes 'canoniques', suscite l'espoir, sinon celui d'une réussite si complète qu'elle mettrait un point final à la quête du sens et du 'rythme' (Meschonnic), du moins d'un réel progrès dans la dite quête. On irait ainsi vers toujours plus d'autenticité, de lisibilité. L'original, enfin, dévoilerait ses secrets. En ce sens la retraduction démultiplierait le pouvoir libérateur, messianique, de la traduction qui, selon Benjamin,"fait au moins un signe, indiquant le lieu promis et interdit où les langues se réconcilieront et s'accompliront".
Le colloque organisé en décembre 2006 par le Cérédi (Université de Rouen) n'a pas opposé théorie et pratique. Les intervenants ( Jean Bollack, Jean-Michel Déprats, Jean Canavaggio, Daniel Mortier, Karlheinz Barck, Tiphaine Samoyault, Jean-louis Backès, Philippe Marty, Marc Sagnol, Yves Chevrel, Jean-Pierre Cléro, Catriona Seth, Claire Lechevalier, Ariane Ferry, Lance Hewson, Dominique Jardez, Robert Kahn, Anne-Rachel Hermetet,Philippe Brunet, Gabriel Bianciotto, Bénédicte Vilgrain, Frédéric Weinmann, Florence Bancaud, Lucile Arnoux-Farnoux), faute de pouvoir répondre à toutes les questions posées par cette activité singulière et seconde, ont tenté de les délimiter, en évoquant des oeuvres de différentes époques et de différents genres, des traductions vers le français ou à partir de lui, dès lors qu'il s'agissait bien d'une traduction venant après une autre. Benjamin aimait citer ce proverbe: "Einmal ist keinmal"- que l'on pourrait retraduire: "Une fois ne compte pas". C'est à la générosité des (re)traductions et des (re)traducteurs que le volume veut rendre hommage.

Sommaire

Robert Kahn et Catriona Seth - Avant-propos : une fois ne suffit pas.
Yves Chevrel - Introduction : la retraduction - und kein Ende.
Jean Bollackck - Ouverture : écriture et retraduction.
Ire partie- Retraduction et philosophie.
Philippe Marty - Le « re » de « retraduire ». La communauté des traductions (meinen dans un vers de Rilke : Sonnets à Orphée, I, 4).
Jean-Pierre Cléro - Bentham et la retraduction.
Catriona Seth - Adam Smith retraduit par Sophie de Condorcet.
Karlheinz Barckck - « Le baroque de la banalité ».
Marc Sagnol - Retraduire les concepts benjaminiens : Urgeschichte, Trauer, Vergängnis.

IIe partie-La retraduction du texte de théâtre.
Claire Lechevalier - Paul Mazon d'une Orestie à l'autre.
Jean-Michel Déprats - La retraduction de Shakespeare : problèmes et enjeux.
Ariane Ferry - Quelle traduction française pour la Penthésilée de Kleist après Julien Gracq?
Daniel Mortier - La retraduction du Cercle de craie caucasien de Brecht : une entreprise mystérieuse.

IIIe partie-La retraduction du texte romanesque.
Jean Canavaggio - Retraduire Don Quichotte pour la Pléiade.
Jean-Louis Backés - Évolution des normes. Note sur diverses traductions de Dostoïevski et de Virginia Woolf.
Lance Hewson - Madame Bovary : versions anglaises.
Dominique Jardez - Le retour de Moby Dick.
Robert Kahn - Proust en allemand : «Noch einmal?» À propos d'une retraduction récente.
Anne-Rachel Hermetet - Retraduction et réception : les nouvelles de Pirandello.
Thiphaine Samoyault - Retraduire Joyce.

IVe partie-«Le proche et le lointain».

Philippe Brunet - Traduire en hexamètres, redire Homère.
Gabriel Bianciotto - De quelques traductions du Roman de Renart.
Bénédicte Vilgrain - Cendrillon au Tibet.
Frédéric Weinmann - Une chevauchée fantastique entre l'Allemagne et la France. Naissance, triomphe et mort de la Lénore française.
Florence Bancaud - Retraduire le Journal de Kafka à la lumière de sa genèse.
Lucile Arnoux-Farnoux - Traduire et retraduire Cavas, ou les métamorphoses de Protée.

Tuesday, December 14, 2010

EL PROF. LÓPEZ ROSA RECIBE LA CONDECORACIÓN "STELLA DELLA SOLIDARIETÀ ITALIANA". Felicitaciones a un gran amigo

El Prof. Dr. Ramón Lopez Rosa, Catedrático de Derecho Romano de la Universidad de Sevilla, recibió el pasado día 13 de este mes la medalla Stella della Solidarità, concedida por el Presidente de la República de Italia.

Tuve la fortuna de ser alumno en su disciplina, ya hace muchos años, y el honor de contarme entre sus amigos.
Todos nos alegramos de corazón Ramón.


En la foto, de derecha a izquierda, el Consul Horonario de Italia en Sevilla, Ilmo. Sr. D. José Carlos Ruiz-Berdejo Berliner, el Prof. Dr. Ramón Lopez Rosa, y J. C. G.


La distinción, instituida en 1947 y una de las tres de más alto rango en Italia, conlleva el título de Cavaliere. Fue igualmente concedida a D. José Luis García Palacios, presidente de Caja Rural del Sur, vicepresidente de la Confederación Internacional de Crédito Agrario, y primer presidente y fundador del Banco Cooperativo Español, y al Prof. Dr. Rafael Sánchez Saus, Rector de la Universidad San Pablo CEU de Madrid.

En la foto, de derecha a izquierda, el Prof. Dr. López Rosa, D. José Luis García Palacios, Prof. Dr. Rafael Sánchez Saus y Honorable Sr. Ruiz-Berdejo

Friday, December 10, 2010

Law and Literature. Dinamarca


Karen-Margrethe Simonsen & Ditlev Tamm (eds.)
Law and Literature: Interdisciplinary methods of reading
DJØF Publishing, Copenhagen, 2010, 95 pp.
ISBN 978-87-574-1878-1

This book is based on a seminar that took place at the Carlsberg Academy in Copenhagen in March 2007. It was arranged by The Faculty of Law, Copenhagen University. All the contributors to this book were present and they are all pioneers within the law and literature movement, whether in the USA, Europe or the Nordic Countries.
Law and literature in the Nordic countries is a relatively new discipline especially seen from a lawyer's point of view. In Nordic humanities law and literature has been introduced as a field of study but Nordic lawyers till now with a few exceptions have not in the same way as is seen in the United States taken up this challenging subject. This publication is therefore also meant as an introduction to law and literature as a field of interest for both lawyers and students and scholars of literature.

Table of Contents

- Introduction
Karen-Margrethe Simonsen and Ditlev Tamm
- Rich, Sweet, and Tender vs. Sour, Displeased and Upset: Two Ways of Seeing Things in 'Noon Wine'
Richard H. Weisberg
- 'The Bloody Book of Law', some remarks on the interrelation of law, medicine, and the behavioral sciences in William Shakespeare's The Tragedy of Othello, the Moor of Venice'
Jeanne Gaakeer, Erasmus University Rotterdam
- The Menace of Venice, Or Reading and Performing the Law in/of The Merchant of Venice
Leif Dahlberg
- Killing an Arab=? On Judgments as Literature and Literature as Judgment
Arild Linneberg
- Law as a Tale of Identity - and Some Perspectives on Human Rights Law
Sten Schaumburg Müller
- Europe as Contested Terrain: On European Narratives of Human Rights
Helle Porsdam

Thursday, December 09, 2010

Visita de un amigo del Perú. Jaime Coaguila Valdivia


Durante el fin de semana me visitó Jaime Coaguila Valdivia, Juez en el Juzgado 1º de Investigación Preparatoria de Arequipa (Perú). Regresaba de Barcelona, donde había asistido a un Curso de Derecho Mercantil en el Aula Judicial Iberoamericana de la Escuela Judicial de España (CGPJ). Le fue posible al obtener el pasado mes de marzo uno de los tres premios del Concurso de Monografías Jurídicas organizado por la Comisión Iberoamericana de Ética Judicial sobre "La imparcialidad en el Código Iberoamericano de Ética Judical". Entre otros los aspectos destacables de su ensayo figuran temáticas tales que "imparcialidad como neutralidad", "imparcialidad de la argumentación", "imparcialidad garantista de L. Ferrajoli", "imparcialidad de neoconstitucionalismo", la "empática del Derecho y Literatura" o la "imparcialidad en el Código Iberoamericano de Ética Judicial".

Algunos paseos, visitas a monumentos, museos y librerías, además de buena conversación y diseño del planes de trabajo para un futuro inmediato. Me alegró reencontrarle a la vuelta de ya casi cinco años de nuestro primer contacto.

También nos acompañó en un intenso debate sobre el Modelo de Juez Iberoamericano, y participó junto a los alumnos de Vº Curso de la Licenciatura en Derecho (Grupos A y B) de la UMA en el seminario permanente de Derecho y Literatura.

Un fuerte abrazo y buen retorno, Jaime

J.C.G.


Tuesday, December 07, 2010

Iconografía jurídica


Judith Resnik- Dennis Curtis
Representing Justice
Invention, controversy, and Rights in City-States and Democratics Courtrooms

Yale University Press, 2010
720 p.
229 b/w + 49 color illus
ISBN: 9780300110968

By mapping the remarkable run of the icon of Justice, a woman with scales and sword, and by tracing the development of public spaces dedicated to justice—courthouses—the authors explore the evolution of adjudication into its modern form as well as the intimate relationship between the courts and democracy. The authors analyze how Renaissance “rites” of judgment turned into democratic “rights,” requiring governments to respect judicial independence, provide open and public hearings, and accord access and dignity to “every person.” With over 220 images, readers can see both the longevity of aspirations for justice and the transformation of courts, as well as understand that, while venerable, courts are also vulnerable institutions that should not be taken for granted.
Judith Resnik and Dennis Curtis are law professors at Yale Law School

Friday, December 03, 2010

Metáforas jurídicas. La verdad que se esconde bajo bellas mentiras (Dante)




Le insidie del linguaggio giuridico
Saggio sulle metafore nel diritto

Il Mulino (Collana Saggi: 731)
Bologna, 2010, pp. 184
ISBN: 978-88-15-13756-2


Nella sua lunga esperienza di giurista, più volte Francesco Galgano si è imbattuto in figure del linguaggio giuridico, a volte corrispondenti a categorie centrali del diritto, che si sono rivelate null'altro che metafore. La metafora del resto è presente in ogni forma di comunicazione linguistica, e quindi anche in quel linguaggio precettivo che è il linguaggio del diritto. Rappresenta la realtà in modo figurato, facendo di una similitudine una identità, del "come se" un "è". La si può definire, con Dante, veritade ascosa sotto bella menzogna. In genere, è innocua: nessuno prende per vero ciò che è vero solo per felice artificio verbale. Ma può essere insidiosa: quando, come accade nel linguaggio giuridico, dà ad entità astratte il nome di una cosa del mondo sensibile, sfuggendo così al controllo del senso comune. Si rischia allora di prendere sul serio la metafora, di scambiarla per realtà. Né si deve cedere, come pure avviene, ad una opposta tentazione e, una volta svelata la natura metaforica di un concetto, bandirlo dal linguaggio. Le metafore sono, assai spesso, efficaci sintesi verbali, riassuntive di complessi discorsi, altrimenti non esprimibili se non con laboriose circonlocuzioni. Il punto è che da questa "veritade ascosa", una volta individuata, sarà legittimo trarre conclusioni, non dalla "bella menzogna" che la riassume.



Prologo
LE VERITÀ NASCOSTE SOTTO BELLA MENZOGNA
1. Pensare per metafore
2. La metafora dell’Assoluto
3. Le metafore dell’astratto
4. L’insidia delle metafore
5. Le metafore come problema di politica del diritto
Capitolo primo
LA PERSONA PER METAFORA
1. Come la metafora nasce
2. Come la metafora diventa mito
3. La stupenda creatura
4. Antropologia della persona giuridica
5. Come dal mito si torna alla realtà
6. Un lieto fine
7. «Universitas delinquere potest»
Capitolo secondo
LE COSE PER METAFORA
1. La cambiale come merce
2. I titoli di credito in «civil law» e in «common law»
3. La metafora dell’incorporazione
4. Dal «come se» all’«è»
5. Dall’«è» al «come se»
Capitolo terzo
LA PROPRIETÀ PER METAFORA
1. La ricchezza incorporea e i beni immateriali
2. La metafora della proprietà letteraria, artistica, industriale
3. Altre metafore: l’azienda e la quota sociale come beni immateriali
4. La metafora della proprietà pubblica dell’ambiente
5. I calciatori come beni immateriali
Capitolo quarto
GLI AFFARI PER METAFORA
1. Un’astrazione alla ricerca di un nome
2. Perché il negozio giuridico
3. L’acritica ricezione in Italia
4. Perché il rifiuto del negozio giuridico nel codice civile italiano
5. La metafora del nulla
6. Una morte annunciata e un’inattesa reincarnazione
Capitolo quinto
IL FANTASMA DELL’APPARENZA DEL DIRITTO
1. Il principio generale dell’apparenza del diritto
2. La procura apparente
3. La cessione di azienda non pubblicizzata
4. La società apparente
5. Il contratto del funzionario di banca apparente
6. Il contraente apparente e il contratto sotto nome altrui
Epilogo
LE METAFORE FIGURATIVE
1. L’arte figurativa come metafora
2. La storia del diritto come storia di una bilancia e di una spada
3. L’architettura per il diritto

Nota autobibliografica
Indice dei nomi



Francesco Galgano, 2004

Francesco Galgano è professore emerito di Diritto civile nell'Università di Bologna.



Dante por Botticelli

Para Dante significado literal corresponde a lo “che non si stende più oltre la lettera de le parole fittizie, sì come sono le favole de li poeti”; significado alegórico a “quello che si nasconde sotto ’l manto di queste favole, ed è una veritade ascosa sotto bella menzogna” (Convivio, II, 1, 3).
DANTE ALIGHIERI, Il Convivio, a cura di G. Busnelli e G. Vandelli, Firenze, Le Monnier, Firenze, 1968.

Wednesday, December 01, 2010

Zola entre las dos Alemanias



Aurélie Barjonet
Zola d'ouest en est. Le naturalisme en France et dans les 2 Allemagnes
Presses universitaires de Rennes (coll. Interférences)
Rennes, 2010, 280 pp.
ISBN: 978-2-7535-1178-1


Présentation de l'éditeur
Ce livre inscrit la réception de Zola dans le contexte de la Guerre froide. Utilisant une approche comparatiste qui confronte les réceptions croisées dans les deux Allemagnes, Aurélie Barjonet nous offre une relecture originale qui permet d'évaluer l'impact posthume de Zola, intellectuel et écrivain. Elle met au jour les obstacles auxquels son oeuvre s'est heurtée dans la critique de la seconde moitié du vingtième siècle. Si les contradictions inhérentes à l'oeuvre ont été le moteur de la création zolienne, elles expliquent aussi l'aventure de sa réception. On peut penser que cette réception a joué un rôle important dans l'évolution de la critique moderne.

Sommaire
- Zola au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : un patrimoine démocratique
- Du « mauvais réaliste » au « réaliste malgré lui » (RDA, 1949-1956)
- La réhabilitation de Zola en « novateur » (RDA, 1956-1978)
- Étude croisée des deux réceptions allemandes et de la réception française (1949-1978)

Aurélie Barjonet est maître de conférences en littérature comparée à l'université de Versailles-St-Quentin et membre du centre d'Histoire culturelle des Sociétés contemporaines de cette université.